L’âme de Palavas a été façonnée par une grande variété d’influences.
Toutes ont un point commun : la chaleur des cœurs et la sérénité des lieux.
Située sur une langue de territoire, entre la mer Méditerranée d’un côté, et les étangs sauvages de l’autre, Palavas-les-Flots tire son identité d’une histoire vieille de plus de trois siècles. Dans un littoral qui a connu, ces dernières décennies, d’importants bouleversements liés au développement touristique, la station présente un cachet particulier.
De l’authenticité et de la tradition, représentées par ses habitants, au premier rang desquels les pêcheurs. De l’héritage, avec des traditions fort anciennes comme la passion pour les joutes nautiques. De l’histoire, avec la Redoute de Ballestras. Et des personnages, comme le célèbre humoriste Albert Dubout, auquel un musée est dédié.
Déroulant ses 7 km de plage le long de la Méditerranée, Palavas-les-Flots, c’est 300 jours de soleil par an, c’est aussi des milliers de flamants roses.
A la fin du XVIII ème siècle, et conscientes de cette richesse, quelques familles de pêcheurs s’installent, l’oiseau des marais ou “Palus avis” donnant son nom à cette commune. Dès 1872, le petit train, cher à Dubout, fera partager aux habitants de Montpellier les privilèges d’une station qui en 1924, sera classée “Station Balnéaire et Climatique”.
Aujourd’hui, les pêcheurs sont toujours là, mais la brise accepte aussi de gonfler les voiles, des plaisanciers, des véliplanchistes, plus nombreuses et plus rapides que celles des “travailleurs de la mer”. ils côtoient les amateurs de sports nautiques et les plaisanciers.
Joutes Languedociennes, tauromachie, voiles latines prolongent la tradition d’une culture jamais travestie et c’est toujours entre mer et étangs, que vous rêverez et flânerez, sous les voûtes de l’abbaye de Maguelone, ou devant le fronton de la Villa Bianca pour y lire : “Heureux qui sur ces bords ont pu longtemps s’arrêter Et qui les ont revus, s’ils ont pu les quitter”
Le visiteur fera aussi connaissance avec une population dont le trait principal reste la bonne humeur. Il ne pourra le saisir que s’il choisit d’entrer dans le jeu. Parce qu’il s’agit bien d’un jeu, une sorte de comédie sociale des plus pagnolesques, dans laquelle on s’interpelle d’une rive à l’autre. Haut et fort, le verbe est à la hauteur de cette comédie.
Enfin, Palavas ne serait pas tout à fait Palavas s’il n’y avait pas ces 7 kilomètres de plages de sable fin en pente douce. Tout au long de l’histoire ce littoral fît le bonheur des Montpelliérains, pour qui la station était le «jardin d’été». Caressé par la douce brise de la «Mare Nostrum», le littoral est prétexte à de longues et agréables balades.
Loin des modes, Palavas-les-Flots reste un village vivant toute l’année. Chaque saison a ses charmes et ses aspects inattendus.
Aujourd’hui, le dernier recensement porte à 6046 le nombre de Palavasiens (Source INSEE www.insee.fr ).
Sous les oliviers de bohème, entre étangs et canal, avec pour toile de fond la mer et l’abbaye de Maguelone, les cabaniers prennent le temps de vivre.
C’est une histoire d’amour fou qui existe bel et bien entre les cabaniers et ces quartiers où vivent quarante familles.
Ce n’étaient que de simples baraques de planches et de tôles de récupération où, au début du siècle pêcheurs et chasseurs se cachaient pour chasser le gibier.
Toutes les familles qui y vivent s’accordent à dire, “être cabanier c’est la concrétisation d’un rêve et c’est aussi vivre dans un petit coin de paradis. Ici chacun respecte l’autre”.
Les quais de Palavas-les-Flots, prolongés en jetées dans la mer, sont très représentatifs de la station, car ils sont le coeur du village. Ce lieu est animé tout au long de l’année. Les pêcheurs y vendent les poissons et les crustacés dès le début de matinée.
Les Palavasiens aiment à s’y retrouver. Les commerces, les restaurants, les bars et les glaciers contribuent aussi à la dynamique de ce magnifique lieu.
Durant la saison estivale les joutes languedociennes se déroulent dans le canal, les concerts gratuits sont donnés sur l’espace animation, la magie des quais est indéniable et lorsqu’on la connaît on tombe sous le charme.
Un édifice datant de 1841
Pour la petite histoire, l’église a été réalisée grâce à des souscriptions diverses, dont celle de Mgr Thibault l’évêque de Montpellier.
En 1843, le 25 novembre, l’abbé Guillaume Alluvain s’installa définitivement.
Une chapelle en demi-lune
Bâtiment simple, de style néo-roman, l’église Saint-Pierre ne possède qu’une seule nef avec une tribune dans le fond. Sa décoration est d’une élégante sobriété. En prolongeant l’abside, le récent projet, va dégager la sacristie sur une quarantaine de mètres carrés, pour obtenir une chapelle en demi-lune, sous le vitrail du Choeur. Des récents travaux de prolongement de l’abside ont permis de dégager la sacristie sur une quarantaine de mètres carrés, pour obtenir une chapelle en demi-lune, sous le vitrail du Choeur. Les deux fenestrons existant, pourraient, à terme, recevoir un vitrail.
Histoire d’une mémoire retrouvée
De la gloire…
Nous sommes en 1700, la piraterie se développe sur l’ensemble du littoral et les États du Languedoc décident dès 1704, d’endiguer le trafic des denrées rares.
En 1743 la population Montpelliéraine décide la construction de huit tours de guet entre le Grau du Roi et le Cap d’Agde. Leur mission est d’avertir, grâce à un système de signaux. La Redoute édifiée à Palavas est une tour qui protégera donc le commerce montpelliérain ainsi que les pêcheurs des attaques surprises de trafiquants et de barbares.
À l’oubli…
Mais les hommes, guère reconnaissants, oublient rapidement les services rendus par la tour. Dès la fin du XIXème siècle, Palavas-les-Flots bénéficiant d’un climat tempéré par les brises marines voit sa population augmenter grâce à la création de deux établissements : l’institut hélio-marin Saint-Pierre et le Casino Granier. Face à la demande d’eau toujours croissante, on décide de construire un château d’eau autour de la Redoute. On ne parle alors plus du tout de la petite tour tombée dans l’oubli.
Aujourd’hui, une aventure architecturale et historique : l’œuvre des compagnons du devoir
Pour respecter l’authenticité du monument, celui-ci a été démonté pierre par pierre. Les pierres manquantes ont alors été retaillées.
Puis l’édifice a été remonté sur l’Étang du Levant.
La flore sauvage et l’environnement des étangs ont été entièrement recréés comme à l’origine.
La tour abrite désormais le Musée Humoristique Albert Dubout, avec des expositions renouvelées chaque printemps.

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